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Code of the inventory | I 581 |
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Title of the inventory | Inventaire des archives de la Commission des Archives des Services patriotiques établis en Territoire occupé au front l'Ouest, 1914-1930. |
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Type | |
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Rue de Ruysbroeck, 2 - 1000 Brussels
+32 2 513 76 80
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Monday | Closed |
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View tariffsName: Archives de la Guerre. Commission des Archives des Services Patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest - WO 1. Commissie voor de Archieven van de Vaderlandse Diensten gevestigd in Bezette Gebieden aan het Westelijk Front
Period: 1914 - 1930
Inventoried scope: 30,52 linear meters
Archive repository: National Archives of Belgium
Heading : Associations
Authors: A. Lannoye
Year of publication: 2015
Code of the inventory: I 581
Commission des Archives des Services patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest (1919-[1926?])
Anciens noms
Commission des Annales des Services patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest (1919)
Commission des Annales des Services patriotiques établis en Pays occupé au Front de l'Ouest (1919)
Autre nom
Commission des Archives patriotiques (1919-[1926?])
La Commission des Annales des Services patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest est créée en 1919 par d'anciens dirigeants de la Dame Blanche. Ceux-ci ont été chargés par la British Military Intelligence Commission, le bureau de liquidation des Services secrets britanniques, (1)de dresser l'historique de leur organisation dans le but d'établir les mérites de chacun et d'avoir une vision claire de l'organisation et de son histoire. Ces anciens résistants se rendent compte qu'outre la valeur documentaire que revêt cette démarche, celle-ci possède également un intérêt scientifique et mémoriel qui devrait être étendu à l'ensemble des organisations de résistance ayant opéré en territoire occupé. C'est dans ce but qu'ils créent la Commission avec le soutien de diverses personnalités, dont Henri Pirenne, le Cardinal Mercier ou le Révérend Père dom Berlière, et de l'État belge, via l'appui du Ministre des Sciences et des Arts qui lui confère un caractère quasi officiel. (2)
Les activités de cette Commission débutent réellement en juin 1919 lorsqu'elle lance un appel au public, dans la presse, pour récolter les témoignages des actes de résistance. Craignant l'utilisation et le caractère confidentiel des informations récoltées qu'elle a d'abord l'intention de publier, la Commission décide d'annuler ses projets de publication d'un bulletin périodique en septembre 1919, lors d'une réunion plénière tenue à Liège. Ce changement d'objectif entraine une modification de la dénomination de la Commission qui devient la Commission des Archives des Services patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest. (3)
Les informations manquent quant à la fin des activités de la Commission, mais la majeure partie de son travail se termine en 1923-1924. Cependant, quelques dossiers sont encore en cours de finition en 1926. (4)
Cette Commission a trois objectifs. Sa première mission, la plus importante, est d'" établir historiquement la part prise par les patriotes des territoires occupés à la lutte contre l'armée allemande ". (5)Vient ensuite l'établissement exact des services rendus par des personnes ou des organisations afin de leur permettre de faire valoir leurs droits et de les aider s'ils sont dans le besoin. (6)La première mission devait s'accompagner de la publication d'annales et d'ouvrages de vulgarisation, mais ces activités sont revues à la baisse en septembre 1919. En effet, la Commission préfère rester discrète sur les résultats de son travail de recherche et laisse aux historiens la charge d'écrire sur cette période de l'histoire belge grâce aux documents qu'elle aura rassemblés. (7)Elle publie néanmoins quelques études concernant une affaire bien précise ou un ancien résistant dans la Collection des Annales Patriotiques. (8)
L'activité principale de la Commission devient donc l'étude des services organisés de résistance en territoire occupé et du contexte dans lequel ils opèrent. L'étude des services comporte généralement trois phases : la découverte du service, la recherche de documents et leur classement et enfin, l'étude approfondie et critique du service. Ces phases correspondent à la répartition du travail entre les différentes structures de la Commission. La découverte du service est assignée à la Direction Générale. Cependant, de par leur travail de recherche, les Secrétariats ont permis de mettre à jour de nombreux réseaux. Les Secrétariats sont, en quelque sorte, les " acteurs de terrain " et l'élément clé de la Commission. Ses membres sont ceux qui contactent les différentes sources possibles, récoltent la documentation et les témoignages et les trient afin qu'ils soient utiles pour l'étude approfondie et l'examen critique réalisés par le bureau d'études. Les Secrétariats ont une grande liberté pour la réalisation de l'étude préliminaire des services et peuvent s'entraider. Leurs travaux sont d'ailleurs coordonnés lors des réunions aux secrétariats circonscriptionnaires ou lors des visites des titulaires de ces Secrétariats. Les documents sont rassemblés de différentes manières. La Commission a lancé un appel au public en 1919, ses membres effectuent des interviews d'anciens agents ou de personnes de leur entourage, des lettres et des formulaires sont envoyés pour demander des rapports ou des listes de personnes ayant participé à des services. Une grande partie du travail du Secrétariat consiste à copier, reproduire ou retranscrire des documents ou objets qui leur sont envoyés ou prêtés pour la constitution des dossiers. Lorsque le Secrétariat a réuni suffisamment d'éléments sur un service, il rédige une notice historique et il l'envoie, accompagnée du dossier complet, à la Direction Générale. À la réception du dossier, celui-ci est envoyé au bureau d'études pour l'examen critique du service et est confié à l'un de ses agents, selon la spécificité du service étudié. Là encore, des réunions hebdomadaires permettent la coordination du travail de ces différents agents du bureau d'études. Si le service étudié possède une certaine importance, il peut être le sujet d'une notice plus approfondie et détaillée. Les missions d'établissement des services rendus individuellement par les anciens agents et de défense de leurs droits que la Commission s'est assignée sont également présentes dans la constitution de ces dossiers. Le " dossier administratif " comporte en effet des fiches pour chaque agent reprenant, entre autres, les services qu'il a rendus. Il comporte aussi des relevés des distinctions honorifiques qui leur sont accordées. La Commission n'intervient pas directement dans l'octroi d'une aide financière accordée aux anciens agents ou à leur famille, c'est le rôle des différents bureaux de liquidation. Les informations qu'elle a récoltées sont néanmoins très utiles dans ce cadre. (9)
La Commission constitue également d'autres dossiers que ceux dédiés aux différents services de résistance, il s'agit des " dossiers contextuels ". Ceux-ci sont composés en partie par les documents que les anciens chefs de service en Hollande avaient en leur possession. Ils réunissent également les travaux de synthèse réalisés grâce aux études des services et à des recherches directes. Lors de ses recherches, la Commission a également récolté divers objets utiles pour les activités des services. Ceux-ci sont rassemblés dans un petit musée. Elle possède aussi une bibliothèque contenant des ouvrages qui concernent les réseaux de résistance. (10)
Dès le mois de juin 1919, le siège de la Commission est établi à Liège, au numéro 5 de la place Rouveroy. La Commission se structure autour de 4 types d'organes. À la tête de ceux-ci : la Direction générale établie à Liège, 3 rue Neuvice. Walthère Dewé (11) en est le Directeur général entre 1919 et mai 1922, date à laquelle il est remplacé par le Baron de Moffarts. (12)Cet organisme dirige les Secrétariats circonscriptionnaires, ainsi que les Secrétariats provinciaux et départementaux. Différents services lui sont rattachés, dont des services spéciaux de recherche, des bureaux d'études approfondies, un service diplomatique assurant les relations avec les autorités militaires et administratives des gouvernements alliés, un service des publications de guerre, un service d'archives, un service d'impression des Annales, un service juridique, un service de secours et de renseignements et un service de comptabilité générale. Une commission de critique historique lui est également rattachée et forme un conseil technique.
Les Secrétariats circonscriptionnaires sont, quant à eux, chargés de l'établissement et du contrôle des Secrétariats provinciaux ou départementaux (pour le territoire français). Ils sont au nombre de trois. Celui de Liège, établi rue Neuvice 3 et géré par madame Merry, est tenu par le Secrétariat général de Liège et s'étend aux provinces de Liège et de Limbourg. Celui de Bruxelles, établi boulevard de Waterloo 100 et tenu par Laure et Louise Tandel, dirige les Secrétariats situés dans les provinces du Brabant, d'Anvers, de Flandre-Orientale, de Flandre-Occidentale et d'une partie de la province de Hainaut. (13)Enfin, celui de Namur, situé chaussée de Waterloo 134 à Saint-Servais et dirigé par mademoiselle Henne, concerne les provinces de Namur et de Luxembourg, le Grand Duché de Luxembourg et une partie de la province du Hainaut. Le plan initial prévoit également l'existence de deux Secrétariats pour les autres territoires hors de la Belgique : l'un concerne la France et gère les Secrétariats départementaux, l'autre consacré à la Hollande s'occupe de l'étude des services établis en Hollande et en relation avec les services en territoire occupé. Cependant, dans les faits, le Secrétariat général s'est chargé de l'étude des services en Hollande, tandis que les services actifs sur le territoire français ont été rattachés au Secrétariat de Conneux (départements des Ardennes et de l'Aisne) et au Secrétariat circonscriptionnaire de Bruxelles (département du Nord).
Quant aux Secrétariats provinciaux ou départementaux, ils sont dirigés par des comités locaux. Ils peuvent établir des sous-secrétariats dépendants d'eux, consacrés à une région ou un objet déterminé, qui sont également dirigés par un comité local.
Le dernier organisme composant la Commission est le Comité de Patronage. Il est composé de personnalités dont le patriotisme est reconnu et qui soutiennent la création et l'action de la Commission. (14)
Avant leur transfert aux Archives de la Guerre, les archives issues des activités des différents Secrétariats de la Commission des Archives des Services patriotiques sur le front de l'Ouest sont rassemblées à Bruxelles et à Liège par Walthère Dewé, Juliette Durieu, Louise et Laure Tandel. (15)Au cours de leur travail de recherche et d'étude, les membres de la Commission ont rassemblé des objets, des journaux d'époque, des affiches, des photos et bien d'autres documents qui ont servi ou non à la réalisation de leurs dossiers sur les réseaux de résistance. Le transfert de l'ensemble des archives, des documents et des objets que possédaient les membres de la C.A.P. est effectué en plusieurs versements entre 1921 et 1926, (16)bien que l'acte de cession des archives prévoie que le transfert des documents soit terminé pour Pâques 1923. (17)Plusieurs de ces versements comprennent toutefois des pièces et documents totalement périphériques aux travaux de la Commission. (18) Les archives concernées par le présent inventaire font l'objet de trois grands versements, complétés par quelques-uns de moindre importance. Les premiers dossiers sur les services patriotiques sont versés par Laure ou Louise Tandel, au nom de la Commission, le 13 février 1925 (entrée E. 1359 du registre des acquisitions de la C.A.G.) et sont accompagnés de correspondance et de documents divers. (19)Le second versement est effectué le 16 janvier 1926 (entrée E. 1488 du registre des acquisitions de la C.A.G.) et ne concerne que les dossiers traitant du service de la Dame Blanche [C.A.P. 10]. (20)Le versement du 13 septembre 1926 (entrée E. 1586 du registre des acquisitions de la C.A.G.), également effectué par Laure ou Louise Tandel, comporte aussi de la correspondance et des documents divers. (21)À cette date, plusieurs anciens membres de la Commission conservent encore des dossiers afin de les terminer. (22)Ceux-ci ont été versés à la C.A.G. ultérieurement.
En 1928, la C.A.G. est définitivement rattachée aux Archives générales du Royaume. Les fonds et collections de la C.A.G. restent toutefois conservés dans les salles de la " Maison flamande " à Anderlecht.
En raison du caractère extrêmement sensible des archives des services patriotiques, qui dressaient entre autres la liste exhaustive de tous les réseaux de renseignements et de leurs membres, des dispositions furent prises pour éviter que ce fonds ne tombe aux mains des autorités allemandes en cas de nouveau conflit. C'est pourquoi, dès 1934, les archives des services patriotiques, de même que celles de la Commission d'enquête sur la violation des règles du droit des gens et celles du Raad van Vlaanderen, obtiennent le statut d'archives à mettre en sécurité en cas de danger de guerre. La déclaration de guerre de la France et de la Grande-Bretagne à l'Allemagne en septembre 1939 incite le gouvernement belge à mettre le dispositif de protection en place et à prévoir leur évacuation vers l'Angleterre. Le 22 janvier 1940, 78 caisses d'archives quittent Oostende pour Folkestone pour être placées sous la responsabilité de l'ambassadeur de Belgique à Londres, le baron de Cartier de Marchienne. Ce dernier les fait immédiatement transporter de Folkestone vers la propriété d'un ami, E. Le Gendre-Starkie, située à Huntroyde-Padiham dans le Lancashire, car il craignait des bombardements aériens sur Londres. Elles seront rapatriées en Belgique en 1946. (23) Trois dossiers restés en Belgique pour une raison indéterminée ne connurent pas l'exode. Ils seront cachés dans les dépôts des A.G.R., au milieu d'autres fonds, par le personnel et avec l'aide de L. Kumps en mars 1941. (24)Retrouvés le 28 février 1957, ils seront réintégrés à la fin du fonds d'archives (portefeuilles nos 247, 248 et 249).
Le 20 juin 1961, suite aux travaux de construction des nouveaux bâtiments des Archives générales du Royaume, les archives des services patriotiques sont transférées vers les dépôts actuels. Les portefeuilles nos 175, 201 et 246 sont alors portés manquants. Personne ne songe toutefois à faire le lien avec les trois portefeuilles retrouvés en 1957 et placés en queue de fonds.
Les archives de la Commission des Archives des Services patriotiques, ainsi que toute la documentation et les objets rassemblés par l'ensemble de ses collaborateurs, sont cédées en toute propriété à l'État belge, représenté par Henri Pirenne, Président de la Commission des Archives de la Guerre, le 7 février 1922. (25)L'extrait du procès-verbal de la réunion générale du Comité Directeur, tenue ce jour-là, précise que cette cession est effectuée par Walthère Dewé, Président du Comité Directeur de la Commission, considéré comme le propriétaire de l'ensemble de ces documents. Cette cession se fait en contrepartie de certaines conditions et d'un subside de 20.000 francs belges versés à W. Dewé, au nom de la Commission, par le Ministère des Sciences et des Arts en juillet 1922. (26)Ces conditions stipulent que la consultation de ces archives est limitée durant les 30 premières années qui suivent leur versement. Seuls les anciens membres de la C.A.P. et les personnes ayant reçu une autorisation peuvent y avoir accès. Après ce laps de temps, les archives peuvent être consultées selon les règles de la C.A.G. relatives aux documents à caractère confidentiel. (27)
Ces archives traitent des différents réseaux de résistance qui ont été actifs sur les territoires occupés du Front de l'Ouest lors de la Première Guerre mondiale, ce qui correspond à la presque totalité du territoire belge et à une partie du nord de la France, et qui ont été étudiés par la Commission des Archives des Services patriotiques après la signature de l'armistice.
La majeure partie de ce fonds concerne les services étudiés par la Commission. Les archives concernant son organisation, son fonctionnement interne, sa composition et ses diverses activités sont beaucoup moins importantes, l'accent étant mis dès sa création sur son travail documentaire et mémoriel.
La Commission a pris le parti d'étudier les services organisés, arguant que les actes de résistance isolés étaient rares vu la nécessité pour les patriotes de s'associer avec d'autres personnes animées par les mêmes préoccupations. Les actes individuels sont donc décrits dans le cadre du service auquel les agents étaient liés. Ce fonds d'archives concerne donc les seuls services étudiés par la Commission. Malgré son long travail de recherche, celle-ci n'a probablement pas pu découvrir et traiter l'ensemble des actes et des réseaux de résistance qui se sont développés durant l'occupation allemande. Il est, en effet, extrêmement difficile d'étudier un phénomène dont les caractéristiques premières sont le secret et la discrétion. De plus, la première source d'information est fournie par les témoignages des anciens agents eux-mêmes et de leurs proches. Certains témoins ont pu disparaître, rester injoignables ou ne pas vouloir rapporter ce qu'ils savaient. La grande richesse de ce fonds a donc certaines limites inhérentes à l'essence même du sujet qui est traité.
La Commission a étudié les différentes sortes de services de résistance qui représentent les multiples actions que pouvaient entreprendre les civils pour contrer l'avancée et l'occupation allemandes. Les plus organisés sont les services d'observation ou de renseignements qui permettent de fournir des informations d'ordre militaire, ainsi que sur les travaux et les projets de l'ennemi en territoire occupé. La transmission des informations récoltées par ces agents jusqu'aux chefs de service établis en Hollande s'effectue grâce aux services de passage de plis ou grâce à l'envoi de pigeons voyageurs. Les services de recrutement et de passage permettent aux soldats alliés et aux jeunes hommes souhaitant participer aux combats de rejoindre les armées belge ou alliées en passant la frontière néerlandaise. Cette traversée est également la solution pour toutes les personnes qui souhaitent fuir les menaces de représailles de la part des occupants allemands. Quelques services de contre-espionnage ont tenté de contrecarrer les projets de la police allemande. Les services de prison ont, quant à eux, la mission de soutenir moralement et matériellement les prisonniers politiques, de les informer, voire de les aider à s'évader. Les services d'impression et de diffusion d'écrits et de journaux prohibés ont joué un rôle important dans le soutien du moral de la population belge en leur offrant une presse non censurée et patriote. Les services de correspondance ont, quant à eux, permis aux soldats belges sur le front et à leurs familles et proches vivant en territoire occupé d'échanger des lettres malgré l'imperméabilité de la ligne de front.
La réalisation de l'étude de ces services serait vaine et incomplète sans replacer ceux-ci dans un cadre plus large. C'est dans ce but que la Commission a aussi abordé l'étude de thématiques générales et contextuelles, telles que la présence et le travail des aumôniers allemands dans les prisons, la police allemande, les avocats chargés de la défense des prisonniers belges devant les tribunaux allemands, les bureaux des services secrets implantés en Hollande, les fusillés en Belgique et en France, les services de prisons, le fil électrique placé le long de la frontière belgo-hollandaise et les conditions de circulation en pays occupé.
Langues et écriture des documents
La plupart des documents sont rédigés en français. D'autres sont rédigés en néerlandais, en anglais ou en allemand. Certaines pièces contenues dans les n°704-718 relatifs aux conditions de circulation en territoire occupé sont en allemand gothique.
Aucune sélection n'a été opérée dans ce fonds. Seul un élagage a permis l'élimination de documents identiques présents en de très nombreux exemplaires.
Le système de numérotation CAP présente certaines lacunes. Il est difficile d'établir s'il s'agit de dossiers égarés ou de numéros non attribués au cours du travail documentaire, et ce, à cause du versement des archives effectué en plusieurs parties et de l'absence de bordereaux de versement systématiques et complets. Le fonds peut toutefois être considéré comme étant quasi complet.
Le classement original a été quelque peu modifié mais conservé pour l'essentiel. Il a été adapté au cadre de classement proposé dans l'ouvrage d'Herman Coppens pour les archives d'une association ou d'une organisation non lucrative. (28) Le classement originel, basé sur la numérotation CAP des dossiers et uniquement centré sur le résultat du travail documentaire de la Commission, se présente de la sorte : (29)
CAP 1 à 100 : services de renseignements dépendants du War Office.
CAP 101 à 200 : services de renseignements dépendants du Grand Quartier Général (G.Q.G.) britannique. Cette série comporte deux sous-séries dues à la distinction établie entre les organisations Cameron et Wallinger. Les dossiers CAP 101 à 150 devaient à l'origine désigner les services liés à l'organisation Cameron, tandis que les dossiers CAP 151 à 200, à l'organisation Wallinger.
CAP 201 à 300 : services de renseignements dépendants du G.Q.G. belge.
CAP 301 à 400 : services de renseignements dépendants du G.Q.G. français.
CAP 401 à 410 : services de renseignements créés par des " aviateurs ", c'est-à-dire des agents déposés par avion en territoire occupé.
CAP 411 à 425 : affaires liées à l'envoi de pigeons voyageurs.
CAP 426 à 430 : services de contre-espionnage.
CAP 431 à 500 : services de passage, d'évasion par la frontière belgo-hollandaise, services de recrutement et services de secours ou d'aide aux soldats alliés, aux fugitifs ou aux prisonniers.
CAP 501 à 520 : services des prohibés, de la presse clandestine.
CAP 521 à 530 : services de correspondance clandestine.
CAP 531 à 540 : " affaires diverses "
CAP 601 à 607 : dossiers contextuels.
Il est à noter que les services de renseignements, ainsi que les services de passage de plis qui leur sont liés, ont été classés selon le service établi en Hollande auquel ils étaient rattachés. L'attribution de leur numéro CAP a donc été tributaire de cette filiation. (30)
Chaque service comporte trois dossiers différents qui organisent les pièces et structurent l'étude du service. Le " dossier administratif " permet d'avoir une première idée rapide de la mission, du fonctionnement et de la composition du service. Il comporte généralement une courte notice historique du service, une carte reprenant ses postes, un schéma de l'organisation, les fiches individuelles des agents comprenant un résumé succinct des services rendus et un relevé des distinctions honorifiques accordées aux agents de ce service. Le " dossier historique " reprend, quant à lui, l'ensemble des documents rassemblés, originaux ou copies, afin de mener l'étude du service. Ceux-ci sont classés selon leur origine et leur nature dans l'une des 16 catégories, dites " classements ", établies par la Commission. (31)
Classement 1 : les dossiers des bureaux des services de renseignements attachés aux Ministères de la guerre, ceux des autorités consulaires en Hollande, en France, en Angleterre.
Classement 2 : les dossiers des chefs de service de renseignements en Hollande.
Classement 3 : les dossiers des bureaux de liquidation des services établis après l'armistice.
War Office Bruxelles
War Office Liège
G.Q.G. anglais
G.Q.G. français
G.Q.G. belge
Classement 4 : les archives des tribunaux belges.
Classement 5 : les archives des administrations publiques.
Classement 6 : les dossiers des avocats qui ont défendu des inculpés devant les tribunaux allemands
Classement 7 : les documents conservés par les chefs des services et les agents et datant de la période de guerre.
Documents datant de la période de guerre.
Correspondance échangée entre les chefs des services et leur correspondant en Hollande.
Correspondance échangée entre les chefs de service et leurs agents.
Rapports d'observation, instruction, pièces diverses.
Documents postérieurs à la guerre.
Correspondance des agents avec leurs chefs : mémoires, rapports, etc.
Attestations et certificats officiels.
Classement 8 : les documents conservés par les parents, amis ou autres personnes. Ces documents sont classés en deux catégories, selon qu'ils ont un caractère public ou clandestin.
Classement 9 : les rapports et les dépositions des personnes qui ont été en relation avec le service sans en faire partie et notamment celles pour lesquelles il a fonctionné (aumôniers des prisons et des camps, personnes évacuées en Hollande, prisonniers secourus ou libérés, récepteurs de lettres, etc.).
Classement 10 : les documents divers datant de la période de guerre (affiches, journaux censurés, etc.).
Classement 11 : les rapports ou dépositions des agents, ou d'une façon générale de toutes les personnes intéressées dans l'affaire. Ces rapports portent sur toute l'activité personnelle de ces gens ou sur l'activité d'autres personnes dans le service.
Classement 12 : pièces émanant d'organismes divers.
Comité de la Reconnaissance nationale.
Association de prisonniers politiques.
Classement 13 : publications parues sur le service ou ses agents.
Journaux.
Brochures.
Discours.
Classement 14 : documents de sources diverses.
Datant de la période de la guerre.
Datant d'après la guerre.
Classement 15 : documents de source allemande
Classement 16 : pièces provenant du secrétariat lui-même et résultant de ses travaux.
Classement 17 : pièces de toute origine et de toute espèce obtenues après achèvement de l'étude approfondie du service par le secrétariat général.
Le troisième dossier présent pour chaque service est le " dossier d'étude ". À l'origine, deux dossiers d'études devaient être réalisés sur base de copies conformes de documents contenus dans le " dossier administratif " et le " dossier historique ". Le premier " dossier d'étude " devait être envoyé au secrétariat général, tandis que l'autre restait temporairement à la disposition du secrétariat qui s'était chargé de l'étude du service. (32)Lorsque les directives concernant la formation des dossiers sont modifiées en 1920, il est prescrit que ce dossier est supprimé et remplacé par des " annexes documentaires " qui reprennent un double de tous les documents qui ont été recopiés au cours de l'étude du service et qui ne seraient " plus désormais qu'un ensemble de pièces que l'on possède en trop ". (33)En réalité, ces dossiers ont été peu désignés par l'appellation " annexes documentaires ". Ils sont en général composés de copies de pièces issues des dossiers " administratif " et " historique ", classés non plus selon le système de classements, mais bien de manière à offrir une vision claire du service. Dans d'autres cas, le " dossier d'étude " est une pure copie du " dossier historique ". Cependant, dans certains cas, outre ces pièces copiées, les " dossiers d'études " comportent des pièces originales, par exemple des lettres envoyées au secrétariat dans le cadre de l'étude du service, des rapports d'agents ou des notes concernant la réalisation proprement dite de cette étude.
Le cadre de classement adopté place en premier lieu les archives relatives à la Commission elle-même, sa correspondance, son fonctionnement et ses activités internes, ainsi que l'organisation des travaux et études sur les services. Viennent ensuite les " dossiers contextuels " issus du travail de recherche de la Commission. La structure interne de ces dossiers correspond à celle dictée par la numérotation CAP. Ainsi, les études sur les aumôniers allemands dans les prisons sont suivies de ceux consacrés à la police allemande et aux avocats chargés de la défense des prisonniers belges devant les tribunaux allemands. Les dossiers des services établis en Hollande, intitulés " affaires de Hollande ", représentent eux aussi une partie conséquente de l'inventaire. Ils sont structurés selon l'État-Major auquel ils étaient attachés. Viennent ensuite les dossiers consacrés à l'étude des fusillés, des prisons, de la frontière belgo-hollandaise et des conditions de circulation en pays occupé. Les dossiers concernant les services étudiés par la Commission sont placés à leur suite et composent la partie la plus importante de l'inventaire. Ici encore, la structure de ces dossiers suit la distinction établie entre les différents types de services et la numérotation établie par la Commission. Quelques corrections ont néanmoins été apportées dans le classement des services de renseignement liés au G.Q.G. anglais. Les services y sont classés selon leur affiliation à l'organisation Cameron (34) ou à l'organisation Wallinger (35) qui sont deux organisations de renseignement qui dépendent de ce G.Q.G. Les corrections de classement ont été effectuées uniquement lorsque des archives mentionnaient clairement l'appartenance du service à l'une des deux organisations. Lorsque l'organisation n'était pas clairement énoncée, le classement selon la numérotation CAP a été maintenu, mais il est possible que certaines erreurs aient subsisté et que seule une étude approfondie du service puisse l'établir. La fin de cette section reprend les dossiers désignés comme " affaires diverses " et ceux n'ayant pas bénéficié de l'attribution d'un numéro CAP. Enfin, la dernière partie de cet inventaire regroupe la documentation, qu'il s'agisse de cartes, de publication ou de photographies papier ou sur plaques de verre.
L'acte de cession des archives précise qu'après une période de 30 ans durant laquelle la consultation est limitée aux anciens membres de la Commission et aux personnes ayant reçu une autorisation, la consultation de ces archives est soumise aux conditions établies par la Commission des Archives de la Guerre pour les documents à caractère confidentiel.
Le temps ayant fait son œuvre, ces archives sont désormais librement consultables, à tout le moins pour la copie numérique de consultation. En effet, en raison de la mauvaise qualité du papier d'immédiat après-guerre, de dégâts occasionnés par les conditions de conservation durant la Deuxième Guerre mondiale et de l'existence d'une copie numérique, les originaux sont retirés de la consultation. Ils ne pourront être consultés que sur autorisation délivrée à la suite d'une demande écrite préalable adressée à l'Archiviste général du Royaume ou à son délégué.
Pour la reproduction des documents d'archives, les règles et tarifs en vigueur aux Archives de l'État sont d'application.
Certaines pièces originales ne peuvent être consultées en raison de leur mauvais état matériel. Plusieurs dossiers ont été dégradés à cause de l'humidité ou par le feu. Un numéro ne peut également être consulté, car il contient des aquarelles originales. En voici la liste : 109 (en partie brulé) ; 114 ; 229 ; 236 (contient des aquarelles) ; 279-281 ; 296-297 ; 299-301 ; 308 ; 310-313 ; 746 ; 2431-2435 ; 2445 ; 2447-2456 ; 2458 ; 2460-2462 ; 2466 ; 2527 ; 2556-2557 ; 2559 ; 2562-2571 ; 2573-2575 ; 2577-2581 ; 2584-2588 ; 2590-2592 ; 2595-2598 ; 2604-2606 ; 2611-2613 ; 2615-2617 ; 2621 ; 2626.
Certains versements de ce fonds d'archives ont donné lieu à l'établissement d'inventaires sommaires. C'est le cas pour les versements des dossiers d'étude réalisés les 13 février 1925 (E.1359), 16 janvier 1926 (E.1488) et 13 septembre 1926 (E.1586). Ces inventaires sommaires sont conservés dans le dossier central des AGR (n°3125.01). Un inventaire sommaire de l'ensemble du fonds a été réalisé après 1957 et tenait lieu d'inventaire jusqu'à présent. Il a été annoté au fil du temps par Cyriel Vleeschouwers. Un inventaire descriptif de type " analytique " avait également été réalisé par Hubert Willems. Enfin, un pré-inventaire avait été réalisé par M. Emmanuel Debruyne.
Plusieurs types de recherches peuvent être effectués dans ce fonds d'archives. Grâce aux fichiers des noms des agents et au fichier des noms des fusillés, il est assez aisé de retrouver une personne sans pour autant connaître le nom du service auquel elle appartient. Les fiches individuelles des agents permettent d'avoir un aperçu des actes de résistance que chaque agent a réalisés. Une analyse plus large regroupant plusieurs services selon leur spécialité, leur affiliation ou par type d'activité de résistance est également rendue possible de par le système de classement qui les regroupe ainsi. Une approche spatiale des services n'est par contre possible que par une étude plus approfondie des dossiers ou par un recours aux cartes schématisant le service qui sont présentes dans le " dossier administratif ". Quant à la correspondance des différents Secrétariats ou membres de la Commission et aux dossiers relatifs à la composition et à l'organisation des travaux, ils permettent d'avoir un aperçu du fonctionnement interne de la Commission et des dynamiques en place pour la réalisation des études des services. Le fonds est également riche en publications, que ce soient des quotidiens ou des périodiques tels que le Bulletin officiel de la Fédération nationale des Prisonniers politiques de la Guerre, datant de l'après-guerre et consacrées à la reconnaissance publique de la résistance belge ou à la dénonciation des traitres. Ces publications offrent un aperçu du travail mémoriel et de reconnaissance qui est entrepris après la signature de l'armistice et auquel la Commission contribue largement. Quant aux photographies présentes dans ce fonds, elles offrent de manière incontestable un matériel unique et de grande valeur.
Certains documents d'archives de ce fonds ne sont que les copies de pièces originales prêtées momentanément à la Commission par les anciens agents ou par leur famille dans le cadre de la réalisation des études. Les originaux leur ont été rendus dès que la copie conforme a été réalisée. Les originaux sont donc peut-être encore conservés par les familles de ces anciens résistants.
Le fonds d'archives décrit dans cet inventaire est unique dans son genre. Aucune autre institution ne s'est attachée à l'étude des réseaux de résistance durant la Première Guerre mondiale comme l'a fait la Commission des Archives des Services patriotiques établis en Territoire occupé au Front de l'Ouest. La nature même du phénomène étudié est unique et ne possède pas d'équivalent en d'autres lieux et époques. Cependant, la C.A.P. a effectué plusieurs versements d'archives, de documents ou d'objets à la Commission des Archives de la Guerre. Ceux-ci ont été répartis selon leur nature ou leur intérêt dans les différentes sections de cette Commission (la bibliothèque, la collection des affiches, la collection des journaux, les archives allemandes...). Les archives de la C.A.G. sont ouvertes à la recherche, voir : TALLIER P.A., Inventaire des archives de la Commission des Archives de la Guerre (puis Archives de la Guerre), 1919-1945 (Archives générales du Royaume, T.458), Bruxelles, 1997. Les fonds d'archives d'anciens résistants ou d'anciens membres de la Commission peuvent également fournir d'intéressants compléments. Mentionnons pour l'exemple les archives de Walthère Dewé (CEGES, AA 1984, Archives famille Dewé se rapportant à Walthère Dewé, le mémorial Dewé à Liège et la déportation de Marie Dewé), les archives de Marie de Croy (WELLENS R., Inventaire des papiers de la princesse Marie de Croy, (Archives de l'Etat à Mons), Bruxelles, 1970), les archives de Victor Moreau (U.C.L., Fonds Moreau).
Certains documents d'archives de ce fonds ont été égarés, très probablement au cours de leur déménagement et de leur dissimulation partielle au début de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit des portefeuilles nos175, 201 et 246. D'après l'inventaire sommaire réalisé après 1957, le premier contenait des archives traitant du service Carlot-Théo, le second portefeuille concernait des services de prison et le dernier contenait de la correspondance entre la C.A.P. et la C.A.G. Ce dernier portefeuille a été retrouvé et réintègrera les archives de la Commission des Archives de la Guerre. Une partie des documents égarés pourrait se trouver dans les portefeuilles retrouvés en 1957. Le caractère synthétique des descriptions disponibles ne permet cependant pas de l'affirmer.
ABAD MIER, M.-T., Les réseaux de renseignement du Grand Quartier Général belge. 1914-1918, Mémoire de licence UCL, Louvain-la-Neuve, 1996.
BERNARD, Henri, " Dewé (Walthère) ", dans Biographie nationale, Bruxelles, 1972, col. 235-240.
DEBRUYNE, Emmanuel, Pré-inventaire des Archives des Services patriotiques, [s.l.], [s.d.].
DEBRUYNE, Emmanuel, PATERNOSTRE, Jehanne et DE SCHAEPDRIJVER, Sophie, La résistance au quotidien, 1914-1918 témoignages inédits, Bruxelles, 2009.
DEBRUYNE, Emmanuel et VAN YPERSELE, Laurence, Je serai fusillé demain. Les dernières lettres des patriotes belges et français fusillés par l'occupant, 1914-1918, Bruxelles, 2011.
DECOCK, P., La Dame Blanche, un réseau de renseignement de la Grande Guerre. 1916-1918, Mémoire de licence ULB, Bruxelles, 1981.
DECOCK, P., " La dame blanche, 1916-1918 ", in Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1987, t.27 (3), p. 217-226.
GUILLUY, Véronique, Edouard Lagasse de Locht et les services Hunter, réseau de renseignement en 1916-1918, Mémoire de licence UCL, Louvain-la-Neuve, 1988.
HENDRICK, Annette, Oram - Un réseau de renseignement allié pendant la Première Guerre mondiale, Mémoire de licence UCL, Louvain-la-Neuve, 1982.
LEDENT, P., Les réseaux de renseignement du Grand quartier général français en Belgique pendant la Première Guerre Mondiale, Mémoire de licence UCL, Louvain-la-Neuve, 1994.
MIGNON, L., Les services belges d'espionnage et de contre-espionnage (juin 1910-avril 1915), Mémoire de licence Ulg, Liège, 2001.
VAN YPERSELE, Laurence et DEBRUYNE, Emmanuel, De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918 histoire et mémoire, Bruxelles, 2004.
Ce fonds d'archives a été classé, inventorié et décrit par Anne Lannoye entre juin et novembre 2014. Les archives consacrées aux services de renseignements liés au G.Q.G. français ont été classées et pré-inventoriées par Quentin Funck dans le cadre d'un stage en archivistique en juillet 2014. Hippolyte Bailly, étudiant-jobiste, s'est chargé en septembre 2014 du classement et du pré-inventoriage d'une partie des archives concernant les services de passage de la frontière belgo-hollandaise, des archives concernant la presse et la correspondance clandestines et de celles concernant les " affaires diverses ". Au même moment, l'inventaire des photographies et plaques de verre a été réalisé par Pierre-Alain Tallier, chef de la section " Archives contemporaines " aux Archives générales du Royaume. Emmanuel Debruyne a quant à lui réalisé le pré-inventaire de l'ensemble des portefeuilles qui composait ce fonds. Ce fonds d'archives a été conditionné entre septembre et novembre 2014 par Laurent Caltabelotta. Michaël Amara, chef de service aux AGR, a assuré l'encadrement de ce travail et a effectué la relecture du présent inventaire. Celui-ci a été réalisé en vue de la numérisation de ce fonds. Il a pu être réalisé grâce au soutien du Commissariat général à la Commémoration de la Première Guerre mondiale, matérialisé par un subside de la Loterie Nationale.
L'inventoriage a été réalisé en conformité avec les Directives relatives au contenu et à la forme d'un inventaire d'archives dans leur version d'août 2012. Celles-ci sont basées sur la norme ISAD-(G).
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L'ensemble des lettres adressées à Walthère Dewé et à ses collaborateurs de Liège arrivent aussi bien aux bureaux situés Place Rouveroy 5 à Liège, adresse du Secrétariat général et du Secrétariat circonscriptionnaire de Liège, qu'aux bureaux situés rue Neuvice 3 à Liège, seconde adresse du Secrétariat général. Walthère Dewé gérait tant le Secrétariat général que le Secrétariat provincial de Liège. | 1 | " Commission des Annales. Correspondance reçue. Correspondance du début ", lettres adressées à la Commission entre février et septembre 1919 concernant son organisation et la réalisation des études des services. 1919. | 1 chemise | ||||||
2 | " Commission des Annales. Correspondance expédiée. Correspondance du début ", copies des lettres envoyées par la Commission concernant son organisation et la réalisation des études des services. 1919. | 1 chemise | |||||||
3 | " Correspondances reçues. Divers ", lettres adressées à Walthère Dewé et Juliette Durieu concernant divers sujets dont l'indemnisation des anciens agents, les réunions de la Commission, la réalisation des études et l'envoi de brochures. 1919-1921. | 1 liasse | |||||||
4 | " Secrétariat circonscriptionnaire. Bruxelles. Correspondances reçues ", lettres adressées à Walthère Dewé et Juliette Durieu par les Secrétariats de Bruxelles, Gand, Anvers, Tournai et Mons et par d'autres correspondants de ces villes. 1919-1921. | 1 liasse | |||||||
5 | " Correspondances expédiées. Divers ", copies et brouillons des lettres envoyées par la Commission concernant divers sujets dont l'indemnisation des anciens agents, la réalisation des études et des commandes de fournitures. 1919-1921. | 1 chemise | |||||||
6 | " Secrétariat circonscriptionnaire. Bruxelles. Correspondances expédiées ", copies de lettres envoyées par le Secrétariat général aux secrétariats de Bruxelles, Gand, Anvers, Tournai et Mons et à d'autres correspondants de ces villes. 1919-1921. | 1 chemise |
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